Baux commerciaux

    Renouvellement du bail commercial : quand le bailleur peut-il refuser ?

    Maître David Baris28 janvier 20266 min de lecture

    Le statut des baux commerciaux accorde au locataire un droit au renouvellement de son bail, principe fondamental de la propriété commerciale. Toutefois, ce droit n'est pas absolu.

    Le locataire a-t-il toujours droit au renouvellement de son bail commercial ?

    À l'expiration du bail (généralement neuf ans, avec faculté de résiliation triennale), le locataire peut demander le renouvellement. Si le bailleur refuse sans motif légitime, il doit verser une indemnité d'éviction, souvent considérable.

    Peut-on refuser le renouvellement d'un bail commercial sans payer d'indemnité ?

    Le bailleur peut refuser le renouvellement sans indemnité dans plusieurs cas : inexécution d'une obligation du bail (défaut de paiement des loyers, sous-location non autorisée), motif grave et légitime à l'encontre du locataire, ou nécessité de démolir l'immeuble pour le reconstruire (article L145-17 du Code de commerce).

    Comment est calculée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?

    Lorsque le refus de renouvellement ne repose pas sur un motif légitime, l'indemnité d'éviction doit couvrir l'intégralité du préjudice subi par le locataire. Elle comprend notamment la valeur marchande du fonds de commerce, les frais de déménagement et de réinstallation, et l'indemnité de remploi.

    Comment se protéger lors du renouvellement d'un bail commercial ?

    Que vous soyez bailleur ou locataire, anticipez le renouvellement au moins six mois avant l'échéance. Faites-vous accompagner pour évaluer vos droits et obligations, et négociez les conditions du nouveau bail dans un cadre sécurisé.

    Maître David Baris

    Avocat au Barreau de Paris depuis 2006, Maître Baris accompagne les entrepreneurs et les entreprises dans tous les aspects du droit des affaires.

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